2ᵉ génération d'apiculteurs dans le Var
De Charles à Jean-Michel, de Jean-Michel à Laurent — trois générations de Mercury liées par l'amour de la terre provençale et le respect de l'abeille.
Mon père, Jean-Michel Mercury, travaillait dans le secteur des pièces automobiles. Mais la passion des abeilles, qui grandissait en lui depuis des années, a fini par prendre le dessus. Un jour, il a pris une décision radicale : tout quitter pour suivre une formation professionnelle spécialisée en apiculture.
En 1992, il crée le Rucher de Valmousine, installé sur la commune de Carnoules, dans le Var. Un changement de vie total. J'avais 5 ans à l'époque. Et nous voilà arrivés dans les collines — Carnoules, en plein milieu de la garrigue provençale, au milieu du thym, du romarin, des cistes et des chênes verts.
« C'est dans ce monde-là que j'ai grandi. Le Rucher de Valmousine a grandi, et moi avec. »
Tout au long de mon enfance, j'ai observé le travail de l'apiculteur au quotidien — les visites de printemps, les transhumances vers la lavande, les récoltes d'été, la préparation des colonies pour l'hiver. J'ai appris à aimer l'abeille, à comprendre ses rythmes, à respecter son travail.
En grandissant, dès l'adolescence, j'ai commencé à aider mon père dans les différentes actions de la saison apicole. Les hausses à poser, les cadres à désoperculer, les essaims à récupérer — chaque geste appris à ses côtés est resté gravé.
Naturellement, mes études m'ont orienté vers l'agriculture. J'ai obtenu un Bac Pro puis un BTS agricole, avant de me spécialiser avec un BP REA spécialisé en apiculture — le Brevet Professionnel de Responsable d'Exploitation Agricole, le diplôme qui ouvre les portes de l'installation.
Avant de m'installer, j'ai voulu voir comment l'apiculture se pratiquait ailleurs dans le monde. Direction l'Australie — le New South Wales — où j'ai travaillé pendant près de 5 mois dans des exploitations apicoles. Une expérience qui m'a ouvert l'esprit sur d'autres méthodes, d'autres échelles, d'autres rapports à la nature.
Mais c'est aussi là-bas que j'ai compris à quel point notre terroir provençal est exceptionnel. La diversité florale du Var, la richesse de nos garrigues, la qualité de nos lavandes — tout cela n'existe nulle part ailleurs de la même façon. C'est avec cette certitude que je suis rentré en France, prêt à créer ma propre structure.
En 2013, j'ai créé le Rucher des Collines, installé à Brignoles, au cœur du Var. Ce nom n'est pas un hasard — il porte en lui toute mon enfance passée dans les collines de Carnoules, cette typicité de notre département, ces paysages vallonnés couverts de garrigue qui font l'identité du Var.
J'avais des envies, j'avais envie d'être entrepreneur, de mettre en avant mes idées, ma vision de l'apiculture. Une apiculture respectueuse, ancrée dans son terroir, qui valorise la qualité plutôt que la quantité. En 2018, la conversion à l'agriculture biologique est venue concrétiser cet engagement.
« Le Rucher des Collines, c'est l'aboutissement d'une histoire familiale et le début de la mienne. Deux générations d'apiculteurs dans le Var, un même amour pour l'abeille et pour cette terre provençale. »
Grand-père — Les premières racines
Père — Rucher de Valmousine
Carnoules — depuis 1992
Fils — Le Rucher des Collines
Brignoles — depuis 2013
Le Rucher des Collines — Apiculteur à Brignoles, Var — 2ᵉ génération